Comment reconnaître un fumeur de joint de cannabis ?

Un jeune fumeur de joint

Plusieurs personnes s’essaient au cannabis durant leur adolescence. Si dans la plupart des cas, cela relève d’un instant récréatif et passager, cette consommation peut devenir une habitude. Comment savoir si elle ou il fume du cannabis ? Quels sont les facteurs qui permettent de reconnaître un fumeur de cannabis ? On vous en parle ici.

Fumeur : comment le détecter ?

Généralement, une personne s’initie au cannabis pour la première fois lors d’une fête. Si cette consommation est surtout masculine, il n’est pas rare de voir des femmes fumer un joint. Un usage simple et occasionnel n’entraîne généralement pas d’inconvénients. Cependant, une consommation répétée peut entraîner des effets physiques, psychiques, mais également sociaux. Cela peut conduire à des signes d’alertes pour une personne côtoyant l’univers du fumeur. Ainsi, il existe des signes qui permettent de savoir si une personne fume du cannabis.

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Cependant, ces signes ne se manifesteront pas de la même façon selon qu’il s’agisse d’un fumeur expérimenté ou d’un débutant. En effet, plus une personne développe de la dépendance au cannabis, moins elle présente moins de signes visibles. Par contre, un novice sera plus sensible aux effets du cannabis et sera d’autant plus identifiable. L’absence de signes physiques sur le fumeur de joint dépend d’une part de la durée de contact avec le produit et d’autre part du degré de sensibilité de la personne au cannabis.

Reconnaître un fumeur simplement en voyant sa photo

Selon une étude américaine menée en 2016, certains signes permettent de reconnaître un fumeur de cannabis rien qu’en voyant une photo de lui. Selon ces chercheurs, il existe des facteurs permettant de dire si une personne fume du joint ou non. Il s’agit en premier de l’aspect des yeux qui permettrait de déterminer à hauteur de 49 % si une personne fume du cannabis. Aussi, l’âge et l’apparence générale de la personne seraient des indicateurs fiables. Par ailleurs, cette étude révèle que certains détails du visage comme l’expression faciale et la capacité ou non de la personne à sourire permettent de déterminer si elle fume ou pas. Toujours selon cette étude, des éléments comme l’aspect de la peau ou encore la coupe de cheveux peuvent permettre de reconnaître un fumeur de cannabis.

Ce sont là des éléments tant subjectifs qu’objectifs qui peuvent donc aider à détecter un fumeur. Cependant, il est également possible de reconnaître un fumeur de joint de cannabis en se basant sur les effets de ce produit sur l’individu.

Reconnaître un fumeur à son aspect physique

Après qu’une personne ait fumé du cannabis, elle ressent un sentiment de bien-être. Elle est plus détendue. Cela peut paraître normal jusqu’à ce que la personne développe une sorte d’euphorie, conduisant le fumeur à avoir des réactions disproportionnées ou sans relation avec une situation donnée. Cette euphorie est due au cannabis qui stimule les neurotransmetteurs comme la dopamine.

Aussi, un fumeur peut développer une conjonctivite. Rappelons que la conjonctivite est une inflammation douloureuse de la conjonctive qui est une membrane recouvrant la face interne des paupières et des globes oculaires. Ainsi, le fumeur présentera une rougeur au niveau des yeux ainsi que des larmoiements. Ce dernier peut également avoir du sang dans les yeux, même si cela ne dure que quelques heures après la consommation. Dans certains cas, cela peut conduire à une baisse de l’acuité visuelle. Des effets peuvent aussi se faire ressentir au niveau du diamètre de la pupille, entraînant de ce fait une dilatation de celle-ci.

Un autre signe qui peut permettre de reconnaître un fumeur est l’apparition du syndrome de bouche sèche ou de gorge sèche. En effet, la consommation du cannabis provoque chez le fumeur une diminution de la sécrétion salivaire, causant ainsi la déshydratation de la cavité buccale, avec pour conséquence l’apparition des quintes de toux. Si vous vivez proche du fumeur, vous constaterez que la fenêtre de sa chambre est toujours ou souvent ouverte, même en période de froid intense. Il le fait tout simplement afin d’aérer la chambre à cause de la forte odeur du cannabis. Toutefois, certains fumeurs se servent des pipes à eau, ce qui leur permet de fumer sans odeur.

La baisse du rendement : un signe

Le THC présent dans le cannabis se fixe dans le cerveau et agit directement sur la mémoire. La consommation du cannabis provoque de ce fait chez le fumeur une baisse de rendement, agissant par la même occasion sur la mémoire immédiate du fumeur. Cela conduit à une altération des performances scolaires ou professionnelles. À cela s’ajoute une baisse de l’activité ainsi qu’une asthénie physique et intellectuelle. Notons qu’une asthénie est une sensation d’épuisement et d’affaiblissement du corps. Elle conduit à une dégradation de l’état général avec pour conséquence une faiblesse généralisée.

Par ailleurs, on peut aussi remarquer chez le fumeur de cannabis une baisse de vigilance et de la concentration. Tous ces facteurs conduisent à un faible rendement de la part du fumeur. Il faut également noter qu’une personne fumant du cannabis développe une humeur dépressive, perdant progressivement le goût à l’activité.

Identifier un fumeur grâce aux effets du cannabis sur son psychique

Une personne fumant du cannabis peut également présenter des troubles psychiatriques comme les troubles anxieux. Or l’anxiété est une sensation de danger imminent sans origine déterminée. Une personne souffrant d’anxiété développera des symptômes émotionnels, somatiques, cognitifs et comportementaux. De ce fait, un fumeur présentant des troubles anxieux affichera un état général d’agitation, il peut être grognon, impulsif ou alors présenter un état d’anéantissement. De plus, le fumeur souffrant des troubles d’anxiété aura des épisodes de nausées, des douleurs abdominales ou des migraines. Il est possible aussi qu’il développe des troubles du sommeil ou des pensées paranoïaques.

Par ailleurs, un fumeur de cannabis peut être victime des bouffées délirantes. Cela se traduira par des délires pouvant osciller entre quelques semaines et cinq ou six mois. Ces moments de délires peuvent se caractériser par des hallucinations, avec une mauvaise perception des choses et du monde qui l’entoure. L’apparition de ces signes psychiatriques nécessite souvent une hospitalisation du fumeur.

En somme, le cannabis agit sur le physique, le rendement et le psychique du fumeur. Le côté social n’est également pas épargné. En effet, un fumeur de joint de cannabis s’éloignera progressivement de son entourage, préférant la compagnie des personnes qui fument comme lui ou la solitude à défaut. Aussi, il aura tendance à délaisser des activités qu’il aimait pourtant pratiquer. Un changement au niveau de l’appétit peut également constituer un signe. Il peut s’agir d’une fringale ou d’un manque d’appétit.

Pour finir, fumer des joints de cannabis peut conduire à long terme au développement d’un cancer.

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