Le cannabis n’est plus considéré comme une drogue dangereuse

La Commission des stupéfiants des Nations Unies de l’ONU a tranché : le cannabis ne sera dorénavant plus classé en tant que drogue ou stupéfiant dangereux. Cette reclassification va avoir un impact important sur l’utilisation de cette plante dans la fabrication de médicaments.

Le cannabis reclassé en tant que stupéfiant non dangereux

Le 2 décembre dernier, on se posait la question : et si le cannabis n’était plus classé comme stupéfiant ? Dès le lendemain, la réponse a été donnée par la CND, l’organe ayant pour mission de dire quelles substances est une drogue dangereuse au vu du droit international. C’est officiel, le cannabis n’est donc plus considéré comme un stupéfiant dangereux. Les votes ont été réalisés lors de la 63e session de CND et ils étaient très serrés : 27 pour, 25 contre et 1 abstention.

Jusqu’alors classé dans la catégorie la plus restrictive, l’annexe IV de la convention unique sur les stupéfiants de 1981, cette substance était parmi les drogues les plus dangereuses, celles favorisant fortement l’abus et ayant un très faible intérêt médical. Ce revirement de situation est dû à l’OMS, l’Organisation Mondiale de la Santé. En 2019, une première demande a été effectuée de leur part afin de retirer cette plante de la liste des drogues les plus dangereuses. Après plusieurs études scientifiques menées, les chercheurs de cette organisation ont pu l’approuver, le cannabis à un potentiel thérapeutique. Cette affirmation a permis à l’ONU de pouvoir trancher.

L’ONU reconnaît officiellement son utilité médicale

Cette déclassification va permettre d’utiliser le cannabis dans la fabrication de médicaments, avec l’aval de l’ONU, au même titre que l’opium et la morphine. En 1550 avant J-C, cette plante était déjà utilisée comme une plante médicinale. Elle permettait de soigner les inflammations ou bien, était utilisée comme anesthésiant. En France, le cannabis et sa résine sont interdits depuis 1916. Ces dernières années, de nombreux pays ont pris la décision de le légaliser ou de le dépénaliser.

Son utilité médicale est reconnue, mais il reste toutefois dans la case des stupéfiants. La CND a refusé de retirer le CBD, substance présente dans la plante mais non-psychoactive, de la liste des produits stupéfiants. Pourtant, il y a quelques jours, la Cours européenne de juste a estimé que la France n’avait pas le droit d’interdire le CBD en ventre libre. De nombreux magasins avaient déjà étudié la loi afin de pouvoir vendre des produits à base de cannabidiol.

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