La Jamaïque souffre d’une pénurie de cannabis

Le monde a souffert en 2020 et continue de souffrir en 2021. Parmi tous les pays, un sort du lot, la Jamaïque. Ce pays, situé dans les Caraïbes, a subi la pandémie mondiale, ainsi que de fortes pluies, puis une sécheresse prolongée. Au sien des terres, cela s’est ressenti, notamment sur les cultures de cannabis. Aujourd’hui, les habitants se retrouvent face à une pénurie de cannabis.

2020, une année synonyme de pertes

Cette dernière année a été remplie de mauvaises nouvelles pour la Jamaïque. Une pandémie s’est installée dans le monde entier, puis une saison des ouragans accompagnée de fortes pluies a dévasté les terrains et une sécheresse prolongée a pris ses quartiers au cœur de l’île. Cela a eu un impact négatif sur le système de santé du pays, mais aussi sur les cultures. La culture du cannabis, en particulier, ne sort pas indemne de cette période et continue de sombrer.

La Jamaïque souffre actuellement d’une pénurie de cannabis. La consommation locale a augmenté et le nombre de cultivateurs a baissé, les champs de cannabis ont été inondés par les fortes pluies, puis brûlés par la sécheresse. Les agriculteurs locaux annoncent une perte avoisinant les dizaines de milliers de dollars.

Un assouplissement des lois jamaïcaines sur le cannabis

Durant la pandémie, la consommation locale a augmenté, poussée par l’assouplissement des lois sur le cannabis appliquées dans ce pays. Malheureusement, face à cette augmentation de la demande, l’offre n’a pas suivi. En 2015, le gouvernement a dépénalisé la possession de cannabis pour de petites quantités et pour un usage personnel. Depuis peu, l’île s’est ouverte au marché médical. Sur le marché légal, les exigences sont nombreuses et les lois sont strictes. Les agriculteurs travaillant en amont sur le marché illégal n’ont pas pu survivre à la transition vers le légal.

Comment cela fonctionne sur le marché légal en Jamaïque ? L’autorité jamaïcaine des licences de cannabis, la Cannabis Licensing Authority (CLA), a, depuis l’ouverture du marché médical, autorisé 29 cultivateurs de cannabis et délivré 73 licences pour le transport, la vente au détail, la transformation et toutes les autres activités pour être utiles à la production et la distribution. La CLA ne parle pas de pénurie de cannabis sur le marché légal, et c’est une réalité. Les locaux l’avouent, le cannabis cultivé légalement n’est pas à leur portée financièrement parlant. Son prix est 5 à10 fois plus cher que celui vendu sur le « marché noir ».

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